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Liberté 1 - L'Observatoire Audiovisuel sur les Libertés

La réalité a épuisé les ressources du théâtre. Vive le théâtre de la réalité !

22 août 2006

États généraux du film documentaire - Lussas, 20 - 26 août 2006

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Afrique
L’honneur gagné du documentaire africain

Commencer ce regard annuel porté sur la production documentaire africaine par un film sur les aveugles, Amma, les aveugles de Dakar, n’est ni une provocation ni le fruit du hasard — d’ailleurs, je ne crois pas au hasard. Sa genèse : Mamadou Sellou Diallo, jeune prof à la fac de Dakar, fait partie d’un petit groupe d’enseignants et d'étudiants qui gravitent autour de l’atelier théâtre de la fac Cheikh Anta Diop. On se rencontre à Gorée au cours de la résidence d’écriture d’Africadoc pendant l’hiver 2002-2003. Il décide de tenter le Master réalisation documentaire de création de Lussas, est sélectionné et devient le premier étudiant africain du Master. Pendant ces huit mois passés en Ardèche, Sellou peaufine l’écriture de son film, convainc JFR Productions de s'engager avec lui sur le projet et décroche une coproduction de France 3 Lorraine. Du côté de Dakar, le retour de Sellou, après un an d'absence, est difficile. En outre, les déboires qu'il connaît avec des producteurs de la place de Dakar le décident à créer, avec son copain Gora Seck, sa propre structure de production, Les Films de l’atelier. Ils achètent avec une partie de l’argent du film une PD 150 et du matériel son. Ils peuvent alors produire des documentaires de jeunes auteurs, en plus de leurs propres films.
L'histoire des Films de l'atelier incarne l’émergence de ces petites unités, noyaux de compétences et réseaux relationnels, chaque jour à l’épreuve de la débrouille, travaillées par le désir de jouer ou de filmer avec une autonomie de moyens et une générosité du regard.

Amma, les aveugles de Dakar introduira avec Nyani de Khassé Théra cette séance consacrée aux films issus des ateliers Africadoc. Khassé, lui, vit à Bamako et travaille à l’ORTM, la télévision malienne. C'est un homme libre, « incroyablement pas pareil ». Lors de la résidence de Gorée de 2004, il était notre président et nous, stagiaires et formateurs, étions ses ministres au gré des rires et du n’importe quoi.
À Bamako, il arpente les bars jusqu’au milieu de la nuit et parle avec les filles de la nuit. D’ailleurs, Nyani, son film au sujet de l’excision, est un film du côté des femmes, un film qui mêle fiction, entretiens, cinéma du réel, avec bonheur. Pendant le tournage, il ira jusqu'à vendre sa voiture pour le financer. Un film de combat sur l’insoutenable, l’inacceptable, un film comme l’honneur gagné du documentaire africain.

Je n’ai pas hésité une seconde à regrouper le film de Mallam Saguirou, Un Africain à Annecy, et le film de Moussa Touré, Nosaltres. Ces deux films, formellement très classiques, sont deux raretés dans le paysage documentaire. En se coltinant le filmage de l’autre — nous, les Européens —, ils inversent le rapport filmeur/filmé. Dans Un Africain à Annecy, à l’occasion d’un premier séjour en France chez son producteur, Christian Lelong, rencontré lors du Tënk de Gorée en 2004, Malam Saguirou, jeune Nigérien de Zinder dans la ville froide et bourgeoise d’Annecy, est frappé par notre richesse et les dissemblances. Il cherche à comprendre, au-delà du spectacle et des signes ostensibles de la richesse, comment, humainement, ça ne marche pas ici ! De l’injuste jusqu’à l’absurde ? Moussa Touré, lui, n’est pas dans la même innocence : cela fait près de vingt ans qu’il côtoie l’Europe. Moussa est un cinéaste qui croit et pense que le cinéma peut soigner, guérir. Il ne filme que ce qui peut rapprocher les gens. Dans Nosaltres, il filme du côté de ses frères maliens, émigrés dans un bourg catalan, et du côté des autochtones, l’absence et les tentatives de dialogue entre les gens de classes sociales, de cultures, voire de langues différentes.

« L’Afrique n’est pas filmée par les Africains ! » Ce fait est de plus en plus mis à mal par l’émergence de nouveaux cinéastes documentaires, c’est en tout cas toute la raison d'être d’Africadoc. Mais dans les films faits sur/avec l’Afrique, il y a évidemment des films plus justes que d’autres qui permettent même de dire qu’être filmé par l’autre est une chance. Les deux films de la séance de ce vendredi soir s’inscrivent dans ce regard enrichissant de bonne distance et de justes intentions de deux cinéastes français liés indéfectiblement à l’Afrique. Dans le premier, Jean-Pierre Lenoir revient sur une histoire familiale enfouie, c’est un cinéma à la première personne, un documentaire de la guérison, d’une mémoire-histoire difficile, celle de la période coloniale. Dans le second, Laurent Chevallier continue d’explorer son autre parenté africaine. Après Hadja Moï, sa grand-mère guinéenne, c’est un autre doyen qu’il nous donne à voir, un monument de beauté musicale, Momo Wandel Soumah, musicien mythique de Conakry.

L’autre temps de cette programmation est la présentation de trois films qui se coltinent le tragique de l’Histoire et le champ politique. Deux films pour un retour sur le Rwanda comme une tentative de recherche de la dignité par des approches formelles très différentes. Jean-Christophe Klotz, réalisateur de Kigali, des images contre un massacre, vient du reportage, mais le temps fait tout à l’affaire ; et le questionnement qui le taraude — les images d’information peuvent-elles changer le cours des choses ? —, l’impuissance tragique et culpabilisante du rêve de l’information portés par le réalisateur et le montage qui mêle subtilement l’image reportage qui informe et l’image qui documente, font basculer le film dans le champ d’un univers documentaire qui travaille le spectateur. Les titres des films sont souvent porteurs des intentions du film. C'est le cas de Rwanda, les collines parlent, très beau film à la sobriété implacable, sans fausse piste ni pathos. Une épure de la tragédie, une limpidité des actes et des responsabilités qui habitent les personnes du film, de guerre lasse ou de guerre vive, qui sont ces ennemis qui vivent côte à côte ?
Et si Latif avait raison !, le troisième film, est un brûlot proche du pamphlet politique. Il va de l’accusation fictive à l’analyse plus documentaire du fonctionnement du pouvoir politique en place au Sénégal, bien que le dispositif de cinéma soit classique, du filmage des entretiens à la violence des séquences de fiction. Bien que nous soyons plongés dans plusieurs registres de cinéma, l’élément fort de ce film, au-delà de son existence même, est le travail critique que les personnages déploient dans le film comme une tentative de déconstruction politique du régime, ce qui, au bout du compte, en fait un documentaire politique inhabituel. En cela, à ma connaissance, il inaugure une veine d’un nouveau cinéma documentaire politique africain.
Pour finir, nous allons présenter, dans une version quasi définitive et en plein air, le dernier documentaire de Pierre-Yves Vandeweerd, Le Cercle des noyés. Réalisé après Closed District, ce magnifique film qui filmait la guerre dans les têtes, l’imminence de la guerre. L’agencement des récits, le corps et la voix des hommes hantent les murs du silence, les pierres du désert semblent parler de la banalité de l’étouffement et, au fil du film, les témoins travaillent nos consciences et racontent ce que le pouvoir mauritanien avait cru réduire définitivement au silence.

Jean-Marie Barbe

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ÉDITO :
Pour parler, pour dire.

Pour parler.
Pour dire.
Peut-être est-il trop tard ou trop tôt pour parler ? Faut-il alors se taire ?
La guerre est totale et le désastre immédiat.
Ne pas lâcher ceux qui résistent.
De part et d’autre.

Quelle capacité de résistance possèdent les films, de résistance aux pouvoirs, de résistance aux enfermements, de résistance aux tourments de la réalité ? Jusqu’où leurs récits, leurs regards, leurs auteurs peuvent-ils porter leur force de distanciation, de représentation ?
La Route du doc est consacrée cette année à Israël. Une programmation de films qui pourrait nous redire et nous aider à comprendre la complexité et la dérive d’une société, notamment à travers l’image qu’elle renvoie de la ségrégation et de l’occupation que l’État d’Israël inflige aux Palestiniens, avec les conséquences désastreuses qu’en supportent aujourd’hui le Liban et Gaza.
Cette guerre a repris de plus fort.
Du Liban parviennent des films coup de poing, coup de gueule, coup de rage, coup de désespoir, des films d’urgence.
Au moment où nous rédigeons ces lignes, nous n’avons pas encore décidé de la façon dont nous le répercuterons sur la programmation de la Route du doc, comme sur le reste. Nous y travaillons, dans l’urgence.

Que peut le cinéma – peu de chose nous le savons bien – fragile et essentiel, déplaçant nos points de vue, travaillant notre implication, libérant des espaces étriqués.
Nous serons très attentifs à retrouver ces espaces précieux que les films choisis par ces Incertains regards, tentent de tenir ensemble : prises de position, tensions de cinéma, générosité d’un geste.
Est-ce pourquoi nous montrons des documentaires ?

C’est une des questions d’importance qui seront abordées dans les rencon-tres que nous avons mises en place avec différents collectifs (RED, 24 juillet, Eurodoc, Fédérezo) pour garder au centre de nos préoccupations la fabrication des films, c’est-à-dire les moments de la vie d’un film, depuis l’intuition première jusqu’à la diffusion en passant par la production. C’est dans cet esprit aussi que nous avons invité des représentants des chaînes publiques à venir vous rencontrer.
Les séminaires s’emparent aussi de ces enjeux. Le premier sur l’écriture du sonore dans le cinéma permettra de prendre la mesure du dialogue avec les images et de ses potentiels souvent sous-exploités. Le second, sur le projet encyclopédique de Rossellini pour la télévision, réveillera le génie visionnaire de cette « dernière utopie » dont on ne finit pas de désespérer.
En poursuivant avec Benoît Jacquot l’exploration de ces moments rares de la télévision française, nous proposerons des détours par des écritures et des origines très différentes (Matelis, de Boer, Issacs, Vandeweerd), par un panorama de l’histoire du cinéma documentaire d’un pays européen, cette année les Pays-Bas, manière de découvrir des fondamentaux peu connus. Détour encore du côté de l’Afrique, avec de nouvelles perspectives de fabrication des films et l’émergence d’un nouveau cinéma documentaire politique.
Voilà. À tout de suite, pour entendre, pour écouter.

Pascale Paulat et Christophe Postic

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Séminaires, rencontres professionnelles, découverte de filmographie ou d'œuvres documentaires exceptionnelles, regard sur la production francophone européenne de l’année, rétrospectives, hommages ou encore films à caractère événementiel… Tels sont les ingrédients des États généraux du film documentaire qui se déroulent pendant une semaine au mois d'août à Lussas en Ardèche (07).
Cinq salles et une vidéothèque proposent parallèlement des séances en matinée, après-midi et soirée. S'ajoutent à cela : les séances en plein air (le soir), les projections dans les villages environnants et les projections chez l’habitant.

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Un programme de formations au Documentaire en Afrique

Introduction

Au Sénégal, comme dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale, l’évolution de la presse écrite et des radios à joué un rôle extrêmement important dans le développement de la société civile et la naissance d’une véritable démocratie d’opinion. La question qui se pose aujourd’hui est celle de la production et de la création des images par les Africains, de leur propre regard sur les réalités de leur continent.
Une multitude d’images du monde parvient chaque jour sur les écrans africains, au point que la représentation des cultures et des identités africaines rend compte du point de vue du monde extérieur sur l’Afrique plus que de leurs propres regards.
En dehors des informations, il n’y a pas ou peu de programmes locaux, que ce soit dans le domaine de la fiction, de l’animation ou du documentaire. Le développement des antennes locales est limité par le manque de moyens et la bureaucratie. Dans ce contexte, les pays du sud et leurs enfants risquent de se retrouver sans images et sans représentations de leurs propres réalités.
Nous sommes intimement convaincus que la représentation documentaire est certainement celle qui est la plus à la portée des Africains, la plus nécessaire aussi en termes de regard non spectaculaire, de regards approfondis sur le temps présent du continent.
Ensemble les structures Dakar Images, Ardèche Images et LX Films ont fait le pari de former et développer un tissu des réalisateurs et de producteurs audiovisuels indépendants en les formant au documentaire.
Introduction
Le programme
Résidences d'écritures
Résidences de producteurs
Le Tënk
Nos partenaires
Diffuseurs et institutions
Feuille d'enregistrement réalisateur ou producteur
Ardèche Images
Africadoc'’
Le Village
F - 07170 LUSSAS
France
Tél. 33 (0)4 75 94 05 31
Fax 33 (0)4 75 94 29 06
lussas.ecole@wanadoo.fr
Responsable : Jean-Marie Barbe

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29 juillet 2006

To oo nyalawma woni Kori o wontaani nibbere do goonga Latif laati he !

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To oo nyalawma woni Kori o wontaani nibbere do goonga Latif laati he !
Un film de Joseph Gaï Ramaka

La Version Pular du Film :
"Et si Latif avait raison ! "
projetée au mois d'août à Pikine ( Sénégal)
La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur.

Synopsis

Hol ko heddi e nyalawma itta diminna e diddal baalaaje bonngondiral kelle e kalaace booci booci yiiyam sagataabe hono umar blondin Diop,Ibnou Diop, Alhouseyni Cissé mbanno yanyan be janni ngimmitaaki
To oo nyalawma woni Kori o wontaani nibbere do goonga Latif laati he !

Keddorinoo mo ko woyde hooram e o aduna aaqizmaan do laamdo kala gardo yidi foodanto ko yo jappeere mum wontu nde laamdo doomiido.

Bande annonce en Français:
http://www.liberte1.org/observatoire/dossiers/dossiers.php?id_dossier=5

LES SITES POUR EN SAVOIR PLUS
http://www.rewmi.com/index.php?action=article&id_article=279817
http://www.liberte1.org/observatoire/welcome/index.php?accueil=1
http://www.rewmi.com/index.php?action=article&id_article=287794
http://www.rewmi.com/index.php?action=article&id_article=244105

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25 mai 2006

CINEMA - Festival Vues d’Afrique - Monréal

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LE QUOTIDIEN
Edition du Mardi 2 mai 2006
CINEMA - Festival Vues d’Afrique : Joseph Gaï Ramaka primé à Montréal


Montréal - C’est avec beaucoup d’émotion et d’étonnement que le cinéaste sénégalais a reçu son Prix. Il faut dire que ce sacre avait de quoi le surprendre. Arrivé le dernier jour du festival avec son film sous le bras, Joseph Gaï Ramaka a en effet complètement changé la donne dans la section documentaire. Après la projection de son film, les jurés ont dû revoir leurs délibérations déjà effectuées quelques heures auparavant.
« Et si Latif avait raison ! » avait raison partage finalement le Prix du « Meilleur documentaire » avec Homeland de Jacqueline Kalimunda du Rwanda qui avait déjà reçu les faveurs du jury.

En remettant le Prix à Joseph Gaï, les jurés ont donc salué «un film essentiel, un film qui démontre que le cinéma documentaire peut être un outil démocratique. La pertinence, la qualité et l’analyse des intervenants contribuent à une meilleure connaissance des enjeux socio-politiques du Sénégal. Des images d’archives bien choisies et convaincantes, une signature cinématographique originale révèlent la maturité d’un cinéaste courageux».

Même si ce succès international ne devrait pas faciliter la diffusion du film au Sénégal, de l’aveu même du réalisateur, Joseph Gaï pense cependant que l’obtention de ce Prix enverra un signal clair à l’actuel pouvoir sénégalais. «Ce Prix incitera les faucons (du pouvoir sénégalais, Ndlr) à faire un peu plus attention et à se rendre compte que je ne suis plus seul et qu’il y a toute une communauté qui soutient le travail que j’ai présenté», lance le réalisateur.

Dans les jours qui viennent, Joseph Gaï Ramaka, continue sa tournée des rendez-vous cinématographiques, notamment aux Etats-Unis d’Amérique où le film a déjà connu un immense succès au Festival de New-York, il y a une semaine. Au même moment à Montréal, des groupes s’organisent déjà pour que le film soit le plus largement diffusé dans la communauté sénégalaise du Canada.

Et si Latif avait raison est un documentaire inspiré du livre de Abdou Latif Coulibaly, Wade un opposant au pouvoir, l’alternance piégée ! Posant la problématique de la gouvernance démocratique du régime du Président Wade, le film est dédié à Me Babacar Sèye, vice-président du Conseil constitutionnel sénégalais, assassiné le 15 mai 1993 et aux victimes du naufrage du bateau Le Joola, intervenu le 26 septembre 2002.


Par Oumy NDOUR - Correspondance particulière –
http://www.lequotidien.sn/archives/article.cfm?article_id=34668&index_edition=1003

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21 mars 2006

AFRICAN FI LM FESTIVAL NEW YORK SAVE THE DATES! 200613th

AFRICAN FI LM FESTIVAL NEW YORK SAVE THE DATES! 200613th

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24 février 2006

DUKE UNIVERSITY - Thursday, March 23 - 7 pm

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13 novembre 2005

LE QUOTIDIEN - FILM - Et si Latif avait raison ! de Joe Gaï Ramaka : Les ombres du Président

Edition du Samedi 5 novembre 2005

FILM - Et si Latif avait raison ! de Joe Gaï Ramaka : Les ombres du Président

Un coup de feu. Celui qui a mis fin à la vie du vice-président du Conseil constitutionnel, Maïtre Babacar Sèye, le 15 mai 1993. La reconstitution de ce meurtre est au cœur des premières images de Et si Latif avait raison!, le dernier documentaire de Joe Gaï Ramaka. Présenté à Paris le mercredi 2 novembre dernier en présence du réalisateur et de l’opposant Amath Dansokho, le leader du Pit, ce film se présente comme l’adaptation cinématographique de l’ouvrage du journaliste Abdoulatif Coulibaly, Wade, un opposant au pouvoir : l’Alternance piégée ?, sorti en 2003. Dédié à Maître Babacar Sèye et aux victimes du naufrage du Joola, Et si Latif avait raison ! égrène, pendant 90 minutes, les scandales qui ont entâché l’alternance. Assassinat de Maître Babacar Sèye, musellement de la presse, naufrage du Joola, agression de Talla Sylla, loi Ezzan, détournements de l’argent public... Face à tous ces événements, et pour «ne pas adopter la posture qui consiste à dire : «Je ne savais pas», le réalisateur a choisi de ne pas rester les bras croisés. «Que reste-t-il des rêves nourris au soir du 19 mars 2000 ? Que reste-t-il de cette victoire conquise pas à pas, souvent au prix d’immenses sacrifices, mais aussi de persévérance, de calme et de lucidité de tout un peuple ? Omar Diop Blondin, Ibnou Diop, Omar Daff, Alhouseyni Cissé… seraient-ils morts pour rien ?!», martèle-t-il. Porté par la voix profonde du journaliste Jean-Pierre Corréa, le documentaire est construit comme un polar : sombre, mystérieux, enfumé lors des interventions du narrateur.

Dans un décor minimaliste, sur une scène derrière laquelle sont projetées des images et des photos d’archives, une douzaine d’intervenants issus du monde politique, de la société civile et de la presse se succèdent. Parmi eux, Mouhamadou Mbodj, coordonnateur du Forum Civil, Talla Sylla, les socialistes Abdoulaye Elimane Kane et Aïssata Tall Sall, Madièye Mbodj, Mazide Ndiaye, l’écologiste Haïdar El Ali, Madiambal Diagne, Issa Sall de Nouvel Horizon, Vieux Savané de Sud Quotidien, ou encore Xuman. Chacun apporte son témoignage, livre son analyse de la situation politique ou tire le bilan des années Wade. A l’instar de ce que pense Joe Gaï Ramaka, tous vont dans le même sens : «Il se faut se rendre compte à quel point le pays va mal.» Le documentaire, savant dosage de ces entretiens et des images de manifestations et de meetings politiques, dresse un réquisitoire contre la violence politique, le pillage des ressources de l’Etat, les promesses politiques non tenues, la personnalisation du pouvoir et ses dérives. Personnage principal du film, Abdoulaye Wade est au cœur de toutes les intrigues. Présenté dès les premières images comme le commanditaire du meurtre de Maître Babacar Sèye, il n’est pas épargné par la suite. Tous lui reprochent sa gestion du pouvoir et ses atteintes à la bonne gouvernance. Les promesses qu’il a faites lors de sa prestation de serment, de ses conférences de presse ou des présentations de ses grands projets, ont fait rire plus d’un spectateur, partagés entre le comique de la situation et la désolation. Les images ramènent rapidement chacun à la réalité. L’épave du Joola gisant dans les fonds marins rappelle que les responsables du naufrage n’ont toujours pas été punis. Tout comme les agresseurs de Talla Sylla. Ou le commanditaire de l’assassinat de Maître Sèye. Pour preuve du danger qui guette ceux qui oseraient s’attaquer au pouvoir, le générique égrène une longue liste de X, à la place des noms des personnes, qui n’ont pas souhaité que leur participation au film soit rendue publique.

Suite à la projection du film, Joe Gaï Ramaka, qui se considère comme «le passeur du film, le passeur des images», n’a pu contenir son émotion. Les larmes aux yeux, il avoue que «ce film me dérange, c’est le premier film que j’ai fait dans le déplaisir, je préfère mille fois les histoires d’amour». On se rappelle pourtant que son dernier film, Karmen, adapté du livre de Prosper Mérimée, ne peut toujours être visionné au Sénégal, du fait de certaines scènes controversées.

N’ayant pu, pour des raisons techniques, présenter le film en avant-première à Dakar, Joe Gaï Ramaka souhaite toutefois que le documentaire soit diffusé au Sénégal, même s’il risque d’être interdit : «J’ai fait le choix de ne pas l’injecter dans le circuit cinématographique. Je souhaite le restituer à ceux pour qui il est fait : les Sénégalais.» Traduit en wolof, en pulaar et prochainement dans d’autres langues, “Et si Latif avait raison!” sera bientôt disponible en Dvd, Vcd et sur Internet (www.rewmi.com et www.liberty1.com). Très inspiré de Fahrenheit 9/11 de Michaël Moore, le film de Joe Gaï Ramaka a tout pour susciter les mêmes polémiques.


Adeline SEURAT -

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28 octobre 2005

ET SI LATIF AVAIT RAISON !

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Et si Latif avait raison ! 95 min, vidéo, 2005
un film de Joseph Gaï Ramaka

Synopsis :

Cinq ans après la première alternance politique survenue au Sénégal...
Que reste-t-il des rêves nourris au soir du 19 mars 2000 ?
Que reste-t-il de cette victoire conquise pas à pas, souvent au prix d’immenses sacrifices mais aussi de persévérance, de calme et de lucidité de tout un peuple ?
Omar Diop Blondin, Ibnou Diop, Omar Daff,
Alhouseyni Cissé, seraient-ils morts pour rien ?

"Et si Latif avait raison !"

Il ne me restait plus qu’à retrouver les résonances et les traces de cette appétence de pouvoir qui gangrène la conscience des hommes ici bas.

LE 02 NOVEMBRE À19H30

La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur.

>>>Parc de la Villette (derrière la Grande Halle)
75019 Paris - M° Porte de Pantin ou Porte de la Villette / Bus PC ou 75
Tarif unique à 5 euros / le bar vous accueille à partir de 18h30 / Réservation indispensable : 01400393 95
Le Tarmac de la Villette

LES SITES POUR EN SAVOIR PLUS

http://www.liberte1.org/observatoire/welcome index.php

http://www.letarmac.fr/

http://www.letarmac.fr/index.php?rub=spectacles&page=imprevu

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12 octobre 2005

LE THEATRE DE LA REALITE - MOI BOUKI - JAXAAY !

AU SÉNÉGAL ON DÉCOUVRE À CHAQUE INSTANT QUE LA RÉALITÉ A ÉPUISÉ LES RESSOURCES DU THEATRE. VIVE LE THEATRE DE LA RÉALITÉ !

LE THEATRE DE LA REALITE
présente :

" MOI BOUKI - JAXAAY ! "
De Joseph Gaï Ramaka

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http://theatre-de-la-realite.blogspot.com/

CETTE HISTOIRE DÉBUTE AU BORD D'UN LONG FLEUVE TRANQUILLE 106 ANS AVANT 2006

Au bord d'un long, long fleuve tranquille, Bouki et sa bande ...

BOUKI :
Je saute ?

LES COPAINS :
Oui saute si tu oses!

Et BOUKI saute dans le fleuve. Il « boit la tasse » et manque de se noyer.
Sur la berge, ses copains, les ânes, les moutons et les baobabs se tordent de rire.

Un DJINÉ vient à son secours et lui dit :

DJINÉ :
je t'ai sorti de là. Mais si tu veux que l'on te respecte, il faut devenir le roi de ton village.

BOUKI, soucieux, caresse son « Ndel » éternel ...

BOUKI :
Hi ! Moi ! Mais comment devenir le roi de mon village ?

DJINÉ :
Il faut partir au pays des Blancs et revenir avec une femme blanche et un diplôme de Blanc.

Quelques années plus tard, BOUKI, par calèche, train et bateau va au pays des Blancs et revient avec une paysanne bien blanche et des diplômes de Blanc...

Le temps passe, mais BOUKI n'est toujours pas roi de son village et le président du SANGOMAR ne le prend pas au sérieux pour le nommer ne serais-ce que Chef de Quartier dans son village!

BOUKI désespère, DJONGOLORE devient président et lui, BOUKI n'est toujours rien!

DJINÉ bien qu'à la retraite (les temps ont changé et même les DJINÉS ont le devoir de passer la main), DJINÉ donc, vient à son secours et lui dit:

DJINÉ :
Brûle des voitures, des bus, sacrifie un vieux et découpe quelques policiers qui veulent faire respecter la loi, mord la main du président DJONGOLORE qui te dépanne quand tu es dans la dèche et si on t’embête fais la grève de la faim, mais mange du couscous en cachette.

Le temps passe, BOUKI a beaucoup, beaucoup d'année... même Bokassa, Duvalier, Mobutu (ses modèles) sont tous cadavérés.
Il désespère, la reine virtuelle désespère, le prince virtuel désespère même la princesse virtuelle désespère.

Une solution : il demande au maçon du village natal de sa femme de lui trouver BEAUCOUP DE DJINÉ BLANC DE BLANC .

Bingo. Cette fois c'est bon.
Le Pouvoir lui tombe sur la tête!
Un peu trop fort sans doute…
Mais « GRAWUL ». Il n'a plus le temps :
Il a faim !
La reine virtuelle a faim !
Le prince virtuel a faim !
Les « surgë » anciens et futurs ont faim !
Et les BEAUCOUP DE DJINÉ BLANC DE BLANC ont très faim !

BOUKI :
Non ! Milliards de fois, Non !
Milliards de fois plus que le Non de De Gaulles !
« C'est plus beaucoup » : donc Je suis le plus grand.

D’ailleurs, et bien (dire hébin) maintenant mon nom c'est :

MOI-BOUKI-JAXAAY - ËSKËY !!
MOI ! Parce que c’est Moi ! JAXAAY ! Pour prendre de la hauteur… Et BOUKI ! Pour bouffer tous ce qui bouge ! »

D’abord 1 :
Un hymne natio… NON milliard de fois NON !
Un hymne INTERNATIONAL !
L'autre disait une fois Sunugalien, moi je dis trois fois Africain! .
ËSKËY !! Qui dit mieux ? MOI !
(ALIBABAKUMBANAR je suis plus rapide que mon ombre !)

D’abord 2 :
L'autre disait millions, moi je dis milliard de milliards !
ËSKËY !! ALI-BABA-KOR-MOI-BOUKI-JAXAAY - ËSKËY !!
Qui dit mieux ?

D'abord 3 :
L'autre pour des médailles écrivait des poèmes.
Moi, MOI-BOUKI-JAXAAY – ËSKËY,
j’achète les médailles au bazar du monde !
Qui dit mieux ?

D’abord 4 :
L'autre a eu un coup d'état organisé par une personne.
Moi, MOI-BOUKI-JAXAAY, Je fais échouer un coup d’état virtuel organisé par personne !!
Qui dit mieux ?

D'abord 5 :
Le président Jongolor avait juste le camps Pénal.
Moi j’ai crée Kédoutanamo! Qui dit mieux ?

D'abord 5 bis
« Et pi, gayi », il est grand, grand, grand comme un « poto lampë » et il se pliait en 10 pour voyager dans un avion petit comme une pointe !
Moi je suis petit (un peu rek) mais je voyage dans une fusée de milliard de milliards !

D'abord 6 :
« Et pi, gayi », MOI-BOUKI-JAXAAY – ËSKËY, je suis ROI ! Le dernier roi de l'Afrique !
Les deux autres ... Ils n'étaient que prési ! « Et pi, gayi »... président africain !
« cëmbay» !

D'abord Ndeer
Bokassa, Duvalier, Mobutu... Ces modèles sont tous cadavérés ! Et Définitivement bien cadavérés !
Moi ...

Tationg! Là c'est compliqué…
Hé BIN !! EEEH ! Bingo …
MOI-BOUKI-JAXAAY – ËSKËY, j'ai trouvé !

Bokassa, Duvalier, Mobutu... (mes modèles) sont tous cadavérés, bien cadavérés !
Moi je fais décréter que je suis cadavéré (astafurlay !) et, Paix et salut sur moi!, je ressuscite 7 jours après AU T.G.M DE PARIS (Très Grande Mosquée de Paris) ! ...

« Tationg! ... ZÉ DI À PARIS ! PAS À ZOAL !! »

Qui dit mieux ?

Mowaye !
Avec ça on veut me virer alors que je prépare la cérémonie de baptême de ma deuxième naissance royale !
(Avec une date cette fois! )

Bon, passons aux choses sérieuses.
Jaxlé ou pas Jaxlé la date est fixée au 25 février Deux Mille, Deux Mille… Bon, pour les détails qui vivra verra !

Bon, passons aux choses concrètes.
Droit d’entrée seulement 25 millions ! (pour les miskines)...

Xulibët !!
Mowaye !

Barfiga appelle-moi Prince Bouki 2

Plus rapide que « les Ailes de Baxogne » (la fusée royale), Barfiga plonge dans les escaliers et revient avec Prince Bouki 2.

Prince BOUKI 2 :
Oui Papa Bouki !

BOUKI - JAXAAY :
Xana ils sont jaloux de ma deuxième jeunesse ?

Prince BOUKI 2 :
Papa Bouki ! Cela veux dire quoi « Xana » ?

BOUKI - JAXAAY :
Barfiga ! Boy bi degëgul wolof ?

BARFIGA :
Si, si, roi-président, Bouki 2 dal, dëmë kë rek peur !
Mais il connaît « Xalis » par cœur dé !

BOUKI - JAXAAY :
Hi ! Hi ! Hi!

BARFIGA :
Je fais rentrer le VIEUX DJINÉ ? Il attend depuis 6 ans !
BOUKI, n’est pas content, il passe sa longue langue sur ses lèvres sèches.

BOUKI-JAXAAY :
Bon ! bon ! Mais vite … avant que je ne change d’avis !

Plus rapide que « les Ailes de Baxogne » (la fusée royale), Barfiga plonge dans les escaliers et revient avec le VIEUX DJINÉ .

Barfiga avance vers son maître et place un miroir aux dorures fanées devant BOUKI

BOUKI-JAXAAY :
« Cheuteuteuteu ! » ...
Mais Barfiga, DJINÉ BI, ancien lë han !

BARFIGA :
C’est un dinosaurien vrai de vrai !

BOUKI-JAXAAY :
On dit DINOSAURE imbécile !

BOUKIJAXAAY_2

« MOI BOUKI-JAXAAY ! » :

ACTE 2 – SCENE 1 :

"QUANT BOUKI - JAXAAY, AU VOLANT DE SON « TRAMWAY »,
FAIT VISITER « SES GRANDS TRAVAUX » À ABDOU JAMBAR"


Bouki-Jaxaay, maman Bouki et enfants Bouki, sont assis devant un amoncellement de médailles.

Comme chaque nuit la famille Bouki astique consciencieusement le tas de médailles, glanées un peu partout sur la planète, avant de les ré accrocher, sur un énorme globe selon le pays d’origine.

Bouki-Jaxaay :
Mon Dieu ! Que la tâche est harassante !
Mais que faire la piètre qualité de ses médailles de pacotille rend ce travail indispensable au risque de les voir se transformer en un tas de rouille.
Si au moins les « surgë » étaient honnêtes !
Que né ni !
Tous des voleurs de la république.
Heureusement que vous avez comme roi « MOI-BOUKI-JAXAAY »
MOI ! Parce que c’est Moi !
JAXAAY ! Pour prendre de la hauteur…

Son fils Bouki 2, ânonne, en s’en léchant les babines.

Bouki 2 :
« Et BOUKI ! Pour bouffer tout ce qui bouge ! » ,

On en était là quand, tout à coup on frappe à la porte de la chambre royale …

Toc. Toc. Toc…

Bouki-Jaxaay :
Hi ! Un voleur qui frappe !
Vous avez entendu ?

Mais maman Bouki et enfants Bouki, n’ont rien entendu !

Toc. Toc. Toc…

La famille Bouki sursaute. Bouki-Jaxaay, qui est déjà en position d’attaque sous son lit, envoie maman Bouki en éclaireur.

Maman Bouki regarde par le trou de la serrure et se redresse soulagée.

Maman Bouki :
Hi ! Hi ! Hi !
Ce n’est que BARFAGA, mon petit sénégalais préféré !

Barfa est introduit dans le saint des saints.
Il jette un regard circulaire et ne voyant nulle part Bouki-Jaxaay, se met à quatre pattes et rejoint son maître sous le lit.

Bouki-Jaxaay :
Waw, Barfaga !
Je te dis « toussour » de frapper doucement…
Je ne suis pas sourd !
Bon. C’est quoi encore ?

Barfaga :
C’est … C’est …

Bouki-Jaxaay :
C’est quoi, Barfaga … Les criquets ?

Barfaga :
C’est plus grave ! … C’est …

Bouki-Jaxaay :
La marche rouge ?

Barfaga :
C’est plus grave ! … C’est …

Bouki-Jaxaay, les yeux brillants d’espoir, sourit…

Bouki-Jaxaay :
C’est quoi alors, tu me fais rek peur !
C’est mon sounami ?

Barfaga :
Deeeedeeeet ! C’est très grave ! … C’est …

Bouki-Jaxaay :
C’est « lan » Barfaga ?
Tu « wë » me « tiwé » xana ?

Barfaga :
Attrape mon bras pour prendre des forces et je te dis…

Bouki-Jaxaay, s’amarre solidement au buste solide de Barfaga et ferme les yeux…

Bouki-Jaxaay :
C’est bon !
Je suis « peré » !

Barfaga :
C’est Abdou Jambaar !

Bouki-Jaxaay :
Hi !

Maman Bouki et enfants Bouki se précipitent sous le lit avec des sauts de simsim et plongent la tête et les pieds de Bouki-Jaxaay dans l’eau.
Ils sont stupéfait quand au bout d’un instant Bouki-Jaxaay sort la tête de l’eau avec un sourire.

Bouki-Jaxaay :
C’est bon !
C’est très bon même !
J’ai la solution !

Maman Bouki, enfants Bouki et Barfaga, en choeur …

Maman Bouki, enfants Bouki et Barfaga :
La Solution !!?

Bouki-Jaxaay :
Oui !
La solution de la solution de la solution !
Ëskey !!

Et voila qu’ils quittent tous le « sous le lit ».
Bouki-Jaxaay pointe le doigt vers son Globe géant…

Bouki-Jaxaay :
Bouki 2 prend l’échelle, et donne- moi la médaille de la RATP, là-bas !
Je vais conduire moi-même mon tramway et faire le tour du pays pour montrer a…
Pour montrer a… aaaaaa..

Barfaga :
Abdou Jambaar !

Bouki-Jaxaay :
Hi !

Et voilà encore Bouki-Jaxaay dans les pommes !

Mais hé.. Tationg ! Pas pour longtemps. Il se relève… Prend sa médaille de la RATP, son permis de 1er roi conducteur en chef de tramway virtuel, son sifflet de 1er roi chef de gare et ... une longue, longue miche de pain que son peuple de crève la faim lui a offert en l'an machin.

Il lève la miche-souvenir et les larmes aux yeux s’adresse à ses zouaves...

Bouki-Jaxaay :
N’oubliez jamais qu’on a eu faim !
N’est ce pas Barfaga ?

Barfaga :
Oui!
Très faim même !

Bouki-Jaxaay :
C’est pourquoi, il faut…

Bouki 2 :
Manger ! Encore manger !

Bouki-Jaxaay :
Toussour manssé !

Puis, comme seul lui sait le faire, il remonte ses bretelles et va affronter ABDOU JAMBAR.

Bouki-Jaxaay :
Eskëy ! Alibabakumba « celui qui sait même fabriquer un homme ! »
Je suis le plus fort !
À nous deux Abdou … Heum !
À nous deux Abdou … Hé bin … C’est à dire…

Bouki,-Jaxaay semble voir un bout d’ombre au fond du couloir…

Bouki-Jaxaay :
Hé nga né lan yaw ?
HA bon dagëmay espionner ?
TATIONG ou KEDEGOU !
Jusqu’à la mort !

Barfaga :
C’est pas Abdou dé !
C’est moi Barfaga !

Bouki-Jaxaay :
Tiitël ga ma way !
Imbécile !

(A suivre)


http://theatre-de-la-realite.blogspot.com/

Posté par ramaka à 12:40 - AVANT PREMIERE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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